KADEK SUKRAWAN

   

Mon nom est Kadek Sukrawan, mais on m’appelle Désu. Je suis le deuxième d’une famille défavorisée de 2 enfants. Jeune, j’aidais mes parents dans le petit commerce où ma mère travaillait, afin qu’ils réalisent mon souhait d’aller à l’école primaire. J’ai connu l’association ANAK quand j’étais en CM1. Etre soutenu par l’association m’a apporté beaucoup de changements et d’activités positives avec par exemple l’opportunité de suivre des cours d’informatique, d’anglais et d’autres activités. Je croyais que je pouvais faire des études jusqu’au collège seulement, mais grâce à l’association je suis allé jusqu’en licence 1 dans le tourisme. Je me sens très chanceux et heureux d’être soutenu par l’association ANAK, et surtout grâce à ma marraine qui a mis de l’argent de côté volontairement pour m’aider à suivre ma formation jusqu’en licence. Cela m’a beaucoup aidé et a allégé le poids financier pour ma famille. Je n’étais pas un élève doué à l’école mais j’étais capable de suivre des cours aussi bien que ceux qui semblaient être plus intelligents, parce que j’ai une devise qui est : «success does not belong to those who are smart and intelligent. Success belongs to those who have dreams and struggle to reach them » qui signifie que le succès n’appartient pas qu’aux hommes intelligents, mais à ceux qui ont un rêve et se battent pour l’atteindre.

J’ai maintenant 25 ans et je travaille dans une entreprise, Bestari Jaya, en tant que conseiller de coordination où mon rôle est de coordonner et superviser le travail de l’équipe. Mon travail actuel ne correspond pas vraiment à ma formation mais ce n’est pas un problème pour moi parce que je crois que le succès de notre travail, qu’importe le travail, dépend de nous-même. Grâce à mon travail, j’ai acquis de l’expérience. Avant je ne pouvais voir les étrangers que de loin, maintenant je peux échanger avec eux. J’ai ainsi des amis qui viennent de l’extérieur de l’Indonésie. Je voudrais exprimer ma gratitude à l’association ANAK et à son équipe. J’espère qu’à l’avenir, l’association aidera encore davantage d’enfants défavorisés parce qu’il y a partout des enfants qui souhaitent faire des études.

 

MUDARINI

Au début, il y a eu une collecte de dons effectuée par l’association Anak pour des boursiers potentiels dans le village de Pakisan dont j’ai pu bénéificier. J’ai été très heureuse de l’avoir obtenue. J’étais alors en CM1 et ma famille ne pouvait pas financer mes besoins et mes études. En plus du riz et de l’argent de poche mensuel, j’ai aussi reçu une aide supplémentaire qui a été donnée à ma famille en vue d’améliorer notre situation économique. Il s’agissait de cochons à élever. Quand je suis rentrée au collège, j’ai continué à toucher la bourse scolaire et en plus, de façon régulière de l’argent de poche, du matériel et les uniformes scolaires. Quand j’étais collégienne, l’association s’est ensuite développée en construisant un centre dans le village et nous avons eu alors diverses activités ayant pour but de donner des compétences supplémentaires aux boursiers : cours d’anglais, de danse, d’informatique, de lecture en bibliothèque etc… Cette bourse m’a permis de poursuivre mes études dans l’enseignement supérieur, au lycée professionnel. J’ai choisi d’aller au lycée professionnel 2 à Singaraja dans le département de la mode. Jusqu’à la fin de mes études, on m’a fourni une chambre, des repas et de l’argent de poche. L’association organisait aussi des formations supplémentaires pour mes amis boursiers et moi-même. Après avoir obtenu mon diplôme du lycée professionnel, l’association a financé mes cours de couture pendant 4 mois et m’a aussi permis de m’équiper d’un atelier de couture pour pratiquer mes compétences au sein de l’association. Après avoir terminé les cours, j’ai été embauchée chez l’un des tailleurs à Singaraja.

Je suis maintenant indépendante financièrement et je peux aider ma famille. Tout cela a été possible grâce au soutien d’Anak. Je lui suis très reconnaissante d’avoir financé mes études et mes besoins pendant ma scolarisation.

 

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Ni Kadek Srimaryani, née en 1997, elle est originaire du village de Panji Anom. L’association aide Srimariani depuis 2004, quand elle était en 1ère année de l’école primaire à SD Negeri 2 Panji Anom. Elle est encore étudiante à l’université d’économie dans la section “comptabilité” à Singaraja. Elle habite au foyer d’ANAK de Singaraja.

I Gede Suardana est né en 1998. Il est parrainé depuis sa 4ème année de primaire en 2008. Il est originaire du village Pakisan. Depuis Juillet 2017, il habite à Jimbaran pour continuer ses études à l’université Politeknik Bali, dans la section « Gestion des Affaires Internationales ». Il est actuellement en 2ème année.

Ni Kadek Karismawati est née en 1999, elle est originaire du village de Galungan. L’association aide Karisma depuis 2008, quand elle était en 4ème année d’école primaire à SD Negeri 2 Galungan. Elle continue ses études à Politeknik Negeri Bali dans la section hôtellière. Elle loue une chambre-studio proche de son campus avec une autre enfant d’ANAK.

I Kadek Suliantara est né en 1993, il est originaire du village de Kelandis Pakisan. L’association aide Suliantara depuis 2007 comme un enfant boursier, alors qu’il était à l’école primaire. En 2017, il a terminé ses études à l’Université Politeknik Negeri à Jimbaran dans la section « Comptabilité ». Il travaille maintenant dans une entreprise comme comptable.

 

DEWI

Hey…je m’appelle Dewi.
Je suis née dans une famille pauvre. Quand j’étais petite, c’était ma grand-mère qui s’occupait de moi. J’ai vécu avec l’aide de mon oncle e t de ma tante. J’ai passé mon enfance en travaillant beaucoup et en trouvant du travail donné par les voisins pour pouvoir gagner de l’argent de poche. Et ensuite, l’association ANAK m’a aidée.
A ce moment-là, j’étais à l’école primaire. Ma vie a changé grâce à ANAK qui m’a aidé à financer mes études jusqu’à l’université. ANAK a aussi organisé les cours pour les enfants : d’informatique, de danse, d’Anglais. Cela m’aide encore beaucoup maintenant, dans ma vie active.
J’étais très heureuse d’avoir été parrainée car cela a allégé ma famille économiquement. J’ai rencontré mes parrains/marraines. Ils sont Français et sont très gentils. Ils ont pleuré d’émotion en apprenant que j’avais réussi mes études. J’ai été très touchée car ils ont toujours pris soin de moi.
Aujourd’hui, je suis adulte. J’ai 26 ans.
Je travaille maintenant dans une entreprise Américaine dans le tourisme. Je suis chargée « Guest Relations » au restaurant de l’hôtel.
Avec ce type de travail, j’ai rencontré beaucoup de gens d’autres pays et quelques-uns sont devenus mes amis. J’aime bien ce travail car c’est un travail qui fait le lien entre l’hôtel et ses clients et qui cherche à faire revenir les clients. Là, je suis partie le 6 octobre 2017 pour travailler à Dubai pour un contrat de 2 ans au Marriott.
Je ne remercierais jamais assez l’association ANAK pour tout ce qu’elle a fait pour moi. J’espère qu’Anak pourra aider beaucoup d’autres enfants, comme elle l’a fait pour moi !
Surani Dewi

 

REDIKA

Aujourd’hui Redika a 24 ans et travaille 20 heures/24 dans un restaurant de Panji Anom, son village d’origine. Dans ce restaurant, il assure l’entretien de la piscine, fait le gardien de nuit, le service en salle, la caisse… en plus d’être chauffeur pour les clients si nécessaire. Ce jeune plein d’énergie et de ressources est le dernier d’une fratrie. Il est entré à Anak lorsqu’il était en 4ème année de primaire car ses parents (paysans journaliers) ne pouvaient pas l’envoyer à l’école. Motivé et soutenu par sa marraine Helena, il a été jusqu’à la fin de ses études secondaires.

Dans le cadre de ses études en Multimédia : un choix comme un autre pour obtenir un di­plôme, confie-t-il. Après un stage de 3 mois en tant que graphiste, il a été embauché et a travaillé pendant 1 an et demi dans la même entreprise. Ensuite il a décidé de travailler pour un grossiste afin de découvrir cet univers et y est resté un an. L’année suivante, après 5 mois de recherche intensive de travail, il obtient un emploi de vendeur au Mini Market, ce qui, selon lui « est bien pour acquérir de l’expérience, mais il n’y a pas de possibilité d’évolution professionnelle ». C’est pour cela il quitte cet emploi après 1 an et demi pour travailler dans une compagnie de gaz & d’électricité, dans laquelle il est responsable du suivi clientèle. Lorsqu’il fait le bilan de son parcours, Redika explique « qu’on a qu’une seule vie pour acquérir le plus d’expérience possible afin d’être celui que tout le monde recherche dans le monde du travail ».

Aujourd’hui il est le seul de ses frères et soeurs à avoir un travail salarié, et non journalier, ce qui lui a permis d’aider son père, il y a quelques années, quand ce dernier est tombé ma­lade. « Mes frères sont mariés et ont des responsabilités, de plus ils travaillent tous comme maçon, comme mon père, c’est normal que ce soit moi qui contribue le plus. » Ce travailleur nous explique que « le plus important ce n’est pas la taille de mon salaire. Si mon boss est content, c’est le principal ».

Le rêve de Redika est d’acquérir encore plus d’expériences dans des domaines variés puis avec un petit capital qu’il aura mis de côté, il voudrait, dans quelques années, avoir sa propre affaire comme un magasin de grossiste ou détaillant. Lorsque nous lui demandons ce qu’il conseillerait à ses adek (petits frères et soeurs d’Anak) il nous répond : « Apprenez jusqu’au bout, c’est le plus important. Puis cherchez un poste qui vous convient. Ne cherchez pas le salaire, car si on ne travaille que pour l’argent, on se lasse vite. Pour avoir un bon travail, il faut commencer en bas puis monter jusqu’au niveau que l’on s’est fixé. Je voudrais que les enfants puissent aller le plus loin possible dans leurs études, afin qu’ils puissent obtenir un travail qui les rendent indépendants et heureux ».

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Ni Kadek Ariani est née en 1998, elle est originaire du village de Galungan. L’association aide Ariani depuis 2008, quand elle était en 3e année de l’école primaire à SD Negeri 1 Galungan. Elle habitait avec sa grand-mère depuis toute petite et depuis juillet 2014 elle habite au pensionnat d’ANAK à Singaraja avec les autres lycéens parrainés.

I Komang Budiana est né au 29 Janvier 2002. Il est parrainé par depuis sa première année de primaire. Tout petit, il habitait avec ses grands-parents car son père a disparu. Depuis 6 mois, il habite au foyer ANAK à Singaraja avec les autres enfants parrainés. Il va au lycée professionnel en section « mécanique moto ».

Ni Komang Putri Dian Indriani est née en 1999, elle est originaire du village de Pakisan. L’association aide Putri depuis 2005, quand elle était en 1e année d’école primaire à SD Negeri 3 Pakisan à Tegehé. Elle continue ses études à Politeknik Negeri Bali dans la section d’hôtellerie. Elle loue une chambre-studio proche de son campus avec une autre enfant d’ANAK.

I Made Suardika est né en 1997, elle est originaire du village de Lean Amed. L’association aide Suardika depuis 2009, alors qu’elle était à l’école primaire. En 2016, il entre à l’Université dans la section « Gestion des Affaires du Tourisme » à l’université Politeknik Negeri à Jimbaran. Il loue une chambre-studio à Jimbaran avec un autre enfant d’ANAK.