Virginie – marraine de Luh Putu – 2017

« Le 12 février 2017.
22h48.
Ma journée de travail est terminée.
Connectée sur ma tablette, je reçois un message d’un de mes contacts balinais rencontré lors de mon premier voyage à Bali en 2011 et ami de la famille de ma filleule, Luh Putu que j’ai parrainé pendant 5 ans.

Messages de détresse et photos alarmantes!!!
Une rivière.. déchaînée…entraînant tout sur son passage …dont la maison de ma filleule.
Une demande à l’aide….Ils ont tout perdu ….

Je suis dévastée…. Et bouleversée…
Je fais des recherches sur internet car je n’avais entendu aucunes informations dans les médias sur le sujet….
Après plusieurs tentatives, je trouve 2 articles qui rapportent ces tristes faits.
En parallèle, je contacte l’association Anak qui me répondra quelques jours plus tard en s’excusant de n’avoir pu me prévenir plus tôt ( souci d’informatique) et qui me confirmera la catastrophe.

Mon engagement dans ce parrainage ne fut pas juste un don mensuel pour me donner bonne conscience – j’en parle au passé car effectivement, il y a plusieurs mois, Luh Putu a pris une décision qui a mis fin à mon parrainage.
Ce fut une réelle implication accompagnée d’échanges par courrier, de visites ( à 2 reprises ), d’envois de colis….
Luh Putu, c’est ma fille de coeur et un engagement au-delà du parrainage.
Elle a besoin de moi plus que jamais et je suis peut-être la seule à pouvoir l’aider.
Mais comment ?
Je suis de l’autre côté de la planète et je n’ai pas la possibilité de me déplacer dans l’immédiat…. et puis à quoi cela servirait-il ?
Je n’ai pas de baguette magique non plus….
Je cherche …Il y a forcément un moyen …. Je dois agir !!!!

Une solution me vient rapidement à l’esprit : récupérer de l’argent auprès de ma famille et de mes proches mais aussi auprès de ceux qui seront touchés par mon projet et le site Leetchi sera mon tremplin !

Cependant, avant de mettre cette cagnotte en place, je dois m’assurer qu’une personne de confiance ( ou plusieurs ) pourra me soutenir et remettre l’argent récolté à la famille en toute sécurité.

Et l’association Anak est la seule à pouvoir faire ce lien.
Seulement, la politique d’Anak est de ne plus assurer de lien entre le parrain et le parrainé lorsque le parrainage est rompu; ce qui est bien évidemment logique.
Néanmoins, je n’ai rien à perdre et la situation est particulière, alors j’envoie un mail détaillant les faits et mon projet.
Après concertation rapide de leur côté, ils adhérent totalement et m’encouragent.
Le feu vert est donné et la cagnotte est aussitôt lancée.

Au départ, tout est un peu flou.
C’est la première fois que je me lance dans une telle aventure…..Et demander de l’argent n’est pas ce que je sais faire de mieux.
Photo, titre, descriptif de la cagnotte, je fais tout ce que je peux pour attirer l’attention afin qu’ un maximum de personnes partage et participe. Je passe mon temps libre sur ce site, à tenter d’améliorer, à partager. Je veux que ce projet vive !
Je suis leur seul espoir et j’ai promis à ma filleule de faire tout ce qui était en mon pouvoir.
Et je me rends compte à quel point il est difficile de toucher son entourage …..
Les premières semaines ont été chargées d’émotions différentes.
Surprise, tristesse, bonheur, déception, fierté ….mon investissement est tel que je ne vis que pour ça…. Je découvre l’indifférence….le silence ….de certains proches et une souffrance intérieure car je ne comprends pas leurs réactions mais je découvre aussi la touchante générosité de ceux qui ont peu et cette ouverture d’esprit sur ce qui se passe ailleurs…
C’est un peu le chaos dans ma tête je dois avouer.

Mon âme soeur _ malgré la distance qui nous sépare _ m’accompagne tout au long de cette aventure et m’aide à relativiser et à prendre un peu de recul face à tout cela et fort heureusement !

Grâce à lui et à mes parents, j’affronte les semaines suivantes avec beaucoup plus de légèreté et je vois, au fil des jours, ceux qui me suivent dans cette aventure. Je décide alors de me concentrer uniquement sur ceux qui s’y intéressent; car de toute évidence, au bout de 2 ou 3 relances sans réponse, il est inutile d’insister.

La cagnotte augmente petit à petit et je dois savoir à quoi elle sera destinée.
En contact régulier avec l’équipe balinaise, qui elle-même est en relation avec le coordinateur de terrain, je reçois une information capitale.
Heureuse nouvelle pour la famille, le gouvernement propose une aide financière qui couvrira la totalité de la construction d’une nouvelle maison.
En concertation avec l’équipe, la cagnotte servira donc à racheter meubles et matériels dont ils auront besoin pour leur confort.
Je rajoute cette information sur le descriptif de la cagnotte et relance le partage au quotidien.

Les dons arrivent doucement mais sûrement … Cependant, ce n’est jamais assez pour ce genre de cause.
Mon entourage me dit de patienter….alors je patiente !!

Quelques jours plus tard, je reçois à nouveau un mail de l’association mais, cette fois-ci, la nouvelle est nettement moins réjouissante.
Le terrain sur lequel la famille vivait est déclaré zone non constructible et on peut aisément comprendre pourquoi.
Néanmoins, cela n’arrange pas leur situation et remet en cause le but de cette cagnotte.
Il serait absurde que cet argent serve à racheter meubles et matériels alors qu’ils n’ont désormais ni terrain, ni maison.
Le gouvernement leur donne 5 ans pour acquérir un terrain, prêt ou achat. Au delà, ils n’assureront plus la construction.
5 ans, ça laisse une marge me direz-vous …. Mais réunir une telle somme reste de l’ordre de l’impossible pour cette famille et ce, peu importe le nombre d’années.

Cela ne fait qu’un tour dans ma tête !
L’objectif est désormais de réunir la somme pour l’achat d’un terrain.

Je contacte de nouveau l’association pour leur faire part de ma décision.

Je reformule le descriptif et relance plus que jamais cette cagnotte par mail et sur les réseaux sociaux….Le montant est maintenant fixé et je dois réunir environ 3000€, prix pour 1 are.
Les dons arrivent toujours mais se font plus rares…Et il devient inutile d’insister au risque de lasser.
2 mois 1/2 de cagnotte en ligne , 27 participations, 1366€ !
Le résultat est plutôt satisfaisant mais pas assez pour l’achat d’un terrain.

Dans les mêmes temps, l’association me contacte m’annonçant que la famille a une offre pour un terrain.
Si ma proposition tient toujours, ils doivent donner réponse au propriétaire au plus tard dans 2 jours.
Bien évidemment qu’elle tient toujours et une telle opportunité ne se rate pas!
Tout est très clair, je dois compléter cette cagnotte et mes parents feront preuve de grande générosité pour se joindre à moi.
Je donne mon accord à l’association qui transmet la bonne nouvelle à la famille et clôture la cagnotte.

Le temps que les diverses transactions se fassent, ils sont devenus HEUREUX PROPRIÉTAIRES depuis peu.
J’ai récemment reçu photos et courrier de remerciements de la part de ma filleule et sa famille via l’association.
La construction de leur maison débutera en août!

Une expérience, une aventure qui se termine pour moi et une nouvelle vie qui débute pour eux.

Le challenge a été relevé avec brio et rien n’aurait été possible sans le professionnalisme de l’association Anak et sans mes généreux donateurs.

Quelle belle leçon de vie !

Un immense merci à tous ! »

Borbala – marraine de Arif, 12 ans – 2016

« Cela fait 4 ans que je me rends régulièrement à Bali. Depuis quelques mois, je suis marraine d’un jeune garçon, Arif, 12 ans, via l’association Anak.

Cette année, pour la première fois, j’ai eu la joie de le rencontrer. Nous avons fait un petit périple de plus de 8 heures, accompagnés par l’équipe d’Anak sur place et par le coordinateur local. Mon filleul nous a rejoint directement après l’école. Un peu intimidé, sans doute impressionné, il semblait très heureux d’être avec nous. Quelle ne fut pas sa surprise et sa joie en découvrant le vélo que je lui avais acheté pour lui en faire la surprise … et que nous avions caché dans le jardin du coordinateur.

Nous sommes ensuite allés rendre visite à sa famille qui habite au milieu des rizières. Nous avons du finir le chemin à pieds, ce qui nous a valu une très belle ballade dans ces merveilleux paysages balinais. Sa famille nous a accueillis avec la plus grande simplicité, sourire aux lèvres, quelques noix de coco fraiches offertes et surtout un temps précieux que nous avons pu partager ensemble. Une journée inoubliable. Je remercie encore Anak et toute son équipe pour ces moments magiques qui resteront gravés dans mon cœur à jamais ! »

Valérie et Christian – parrains d’Anta, 13 ans – 2016

« Lors de notre premier voyage à Bali en 2014 nous sommes tombés sous le charme de cette île et de la bonté de ses habitants.

Notre souhait était de pouvoir apporter quelque chose de constructif et d’utile. Nous avons découvert l’Anak et nous avons décidé de parrainer un jeune garçon dans ses études.

Un deuxième voyage programmé à Bali en juillet 2016 nous a permis de rencontrer notre filleul, sa famille, ainsi que l’équipe d’Anak sur place. Cette rencontre nous l’attendions.

C’est fut un moment particulier et émouvant de découvrir notre filleul Anta, ses deux petits frères et leur mère dans la réalité de leur vie.

Difficile de communiquer quand on ne maîtrise pas la langue locale. Le coordinateur de terrain de l’Anak était précieux pour nous faciliter cet échange. Mais aussi, les sourires et les gestes tendres étant universels, la communication était bien là.

Nous avons partagé une journée complète avec Anta. Nous avons emmené Anta et ses deux petits frères au parc aquatique. Leurs rires et leur joie dans l’eau étaient une grande récompense pour nous. Nous avons déjeuné tous ensemble, fait quelques courses de nourriture pour sa famille, puis nous les avons ramenés. Après avoir partagé avec leur mère quelques photos prises sur l’instant dans le parc aquatique, nous nous sommes dit au revoir. Le sourire d’Anta sur son visage nous a fait chaud au cœur.

Nous reviendrons voir Anta et sa famille, c’est certain. Nous continuerons à soutenir ses efforts dans ses études.

Nous avons discuté de l’avenir d’Anta et de l’orientation de ses études vers un métier concret pour lui.

L’équipe de l’Anak fait un travail remarquable pour tous ces enfants. La tâche n’est pas facile et cela représente beaucoup d’efforts, de persévérance et de temps humain, mais les résultats sont là.

Conscients de cette qualité d’investissement de l’équipe de l’Anak, notre famille a décidé de parrainer un autre enfant.

C’est certain, entre parrains, marraines et leur filleul(s), deux cultures différentes, deux modes de vie différents, deux façon de voir la vie se côtoient, mais dans le cœur un seul message pour tous, celui du partage, de la bonté, de l’entraide.

C’est certain, c’est une grande chance pour un enfant d’avoir un parrain ou une marraine qui l’aide dans ses études pour son avenir, mais c’est aussi un beau cadeau que l’on se fait à soi-même dans ces échanges fraternels qui nous grandissent tous, ensemble.

La beauté de ces instants si forts de rencontre et de partage ne peut que se vivre pour en comprendre tout leur sens et leur richesse d’enseignement, chacun ayant son mode unique de donner et recevoir, et de ressentir la vie.

Beaucoup de gratitude pour tous ces instants de vie partagés. »

Françoise – marraine de I Wayan Witama, 12 ans – 2014

« J’ai connu Anak par la Gazette de Bali il y a maintenant 3 ans.
J’ai commencé par être bénévole, puis j’ai rencontré Christine Grosso à Bali, avant de parrainer un enfant. 
Notre filleul, Le petit I Wayan Witama a 12 ans. Il habite avec ses parents près du centre Anak de Bunutan, dans la région d’Amed, un coin que je connais depuis 25 ans et que j’adore.
Nous sommes allés avec Dwi et le coordinateur local d’Anak, déjeuner avec la famille de I Wayan Witama. Ses parents, son grand père et la famille de son oncle nous ont réservé un accueil particulièrement chaleureux. 
J’ai été très touchée par cette rencontre. C’est vraiment marquant de voir que ces familles n’ont rien, absolument rien… pas d’eau courante, ni confort. Mais ils ont le sourire et beaucoup de courage. 
Je souhaite sincèrement que I Wayan réussisse ses études, et puisse aider sa famille plus tard.
Merci à Anak pour les enfants de Bali et pour nous  permettre de participer à ce projet. »

Mathilde – 2014

« C’est avec beaucoup d émotions et des souvenirs pleins la tête que je rentre de ces 5 mois à Bali.
Je suis une jeune femme de 26 ans, je voulais faire un break, me lancer un défi et voir de l’intérieur comment fonctionnait une association. C’est pour cela que j ai décidé de partir 5 mois seule à Bali et de contacter ANAK.
J’ai était extrêmement bien accueillie par Itra et Pierre ainsi que l’équipe sur place : Mantra, Dwi et Sus.

J’ai donc suivi l’équipe à chaque distribution mensuelle et à la sortie de fin d’année de juillet. Je ne saurais exprimer le bonheur que cela a été de suivre petits et grands pendant ces quelques mois. On s’y attache très vite…
Ces enfants sont des cadeaux du ciel, ils vous donnent une bonne leçon de vie et vous montrent qu’avec peu on peut faire beaucoup et surtout que la volonté et la ténacité sont primordiaux! Ils sont encore ma force aujourd’hui, je pense à eux dès que je baisse un peu les bras pour n’importe quel problème, je me rappelle juste que je ne peux pas les décevoir…

Ils sont toujours souriants, toujours motivés et une fois passé la timidité ils oublient même que vous ne parlez pas leur langue. Chaque mois, je les ai vu grandir un peu plus, en ayant toujours envie de partager avec moi leurs petits secrets (surtout les lycéennes), les plus petits à leur façon me tirant par la main pour s’asseoir à cote d’eux et faire des photos avec eux ! L’écran réversible parait juste inconcevable pour eux et ils n ont pas arrêté de se prendre en photo, à mon plus grand plaisir !

Les enfants qui ne pouvaient pas se rendre aux distributions car ils avaient classe étaient représentés par leur maman qui venaient assister à ces rendez-vous. Lorsqu’elles doivent signer le registre pour recevoir l’argent de poche de leurs enfants, je me suis rendu compte que la plupart d’entres elles ne savaient pas lire ni écrire. C’est à ce moment là que l’on peut lire la fierté dans leurs yeux, de pouvoir envoyer leurs enfants à l’école et la reconnaissance qu’elles ont envers ANAK de les aider dans cette démarche.
Ce fut avec beaucoup de tristesse que je les ai quittés en leur promettant de revenir les voir et de ne jamais les oublier.

Je prévois de partir m’installer à Bali et travailler là bas début 2015. Ils me tardent de les retrouver. »

Philippe, Charlotte, Camille et Sasha – parrains d’Amélia, 10 ans – 2014

« Notre rencontre avec Anak s’est faite cet hiver 2013 sur internet (vive les nouvelles technologies !) suite à des recherches car nous voulions apporter une dimension solidaire à notre voyage sur Bali, découvrir une autre culture et éveiller nos filles de 7 et 3 ans à la solidarité entre les peuples.

C’est ainsi que nous avons contacté Anak Bali pour leur exposer notre projet de parrainer un enfant et si possible de le rencontrer et sa famille lors de notre séjour sur Bali à l’été 2014.

Dans cette optique, notre fille aînée a décidé de faire une collecte de jouets dans son école pour les offrir aux enfants que nous rencontrerions lors de la distribution d’ANAK. Nous sommes donc partis début Août, direction Bali avec 40kg de jouets et quelques bagages personnels.

Sur place, l’équipe d’Anak nous a rapidement contactés pour les derniers détails logistiques et nous voilà partis pour 4 jours à travers les rizières, la jungle et les villages reculés à la rencontre (si attendue !) de ces enfants.

Ces rencontres ont été au-dessus de nos espérances car l’association nous a vraiment accueilli (petits et grands) avec beaucoup de gentillesse, de sourire et de générosité. Nous avons pu vivre ces moments pleinement,  sans se soucier de l’organisation. Nous nous sommes donc laisser porter de villages en villages profitant de chaque instant avec ces enfants si souriants, joyeux, curieux. Les jouets ont été beaucoup appréciés (surtout les petites voitures pour les garçons !) et c’est avec beaucoup de fierté que nous avons vu, naturellement, nos filles donner, sans jalousie ni envie, les jouets venus de France.

Le quatrième jour (également tant attendu !), nous avons eu la chance de rencontrer Putu Amélia PUTRI, notre filleul et enfin voir, de nos propres yeux, cette petite fille ! Nos filles sont immédiatement allées à son contact, même si la barrière de la langue ne facilite pas l’échange. Heureusement, le coordinateur du village parlait très bien français et nous avons pu ainsi, grâce à lui, échanger avec Amélia. Nous avons aussi eu l’honneur de visiter sa maison, accueillis par ses parents. Nos filles ont ainsi pu voir vraiment ses conditions de vie, si différentes des nôtres. Amélia nous a chanté une chanson traditionnelle balinaise car elle venait d’arriver 3ème à un concours de chant. Ce moment d’échanges était à la fois simple et en même temps tellement chargé d’émotions, d’attente, de respect qu’il restera pour nous tous dans nos cœurs. Cela a également donné un sens plus profond aux dons que nous faisons à Anak.

Nous tenons à remercier toutes les personnes d’ANAK pour le travail réalisé ainsi que la bonne gestion financière de l’association, ce qui est très rassurant en tant que parrain/marraine. Bravo ! »

Jean-Luc – 2016

« Je souhaite tout d’abord remercier toute l’équipe locale pour son accueil très chaleureux et sa disponibilité !

Les 3 jours passés en leur compagnie ont été un grand moment de partages, rires et émotions Il n’est pas très aisé de décrire ces dernières : l’environnement de Bali est en soi un grand plaisir ; alors y croiser autant de gens sympathiques (membres de l’association, mais aussi des parrains, et surtout les enfants !) en a décupler le plaisir. Néanmoins, parler de plaisir peut sembler déplacé devant les conditions de vie si difficiles de beaucoup d’enfants (et leurs familles) ; mais leur sourires, leur bonne humeur et leur gentillesse sont une vraie leçon de vie. Même si l’on souhaite les aider, on se rend compte que malheureusement, il n’est pas possible de faire autant que l’on souhaiterait ni surtout pour autant de famille qu’il serait nécessaire. Les explications fournies en particulier par les intervenants locaux font bien comprendre qu’un équilibre doit être respecté et qu’il faut être très vigilant sur l’équité. Cette parfaite connaissance “du terrain” par le membre de l’association lui donne toute sa valeur : on sent bien que l’on n’est pas en face d’une énorme structure qui déshumanisé parfois le parrainage.

Ce sont mes amis de Bali Autrement qui m’ont présenté Christine Grosso lorsque je me suis installée à Bali, il y a presque 10 ans. J’ai été immédiatement séduite par l’enthousiasme, l’engagement et la générosité de celle qui est devenue une amie très chère. Depuis, j’ai régulièrement suivi Christine et l’équipe d’ANAK sur le terrain. J’en ai profité pour prolonger le plaisir de ce qui fut mon métier: capturer des images, des instants, des visages, des joies, des émotions. Et la matière était riche ! Un de mes souvenirs les plus fort est cette « expédition” dans les montagnes au dessus de Galungan où, avec les responsables d’ANAK et l’instituteur de l’école, nous sommes allés rendre visite à des familles de paysans, dans la montagne, au dessus du village. Les enfants, chaque matin, avant le lever du jour, avaient entre deux et trois heures de marche à travers la jungle pour rejoindre l‘école. Nous avons fait leur trajet en scooter, sur des chemins peu praticables, et parfois aucun chemin, et beaucoup marché, escaladé, au milieu des caféiers, girofliers et plantations de cacao. Et nous avons rencontré des familles démunies, intimidées, mais magnifiques. Il s’agissait, avec l’aide de l’instituteur (ses bulletins de notes sous le bras), de proposer aux familles des enfants les plus nécessiteux et les plus motivés, de bénéficier d’un parrainage d’ANAK qui leur permettrait de poursuivre leur scolarité dans les meilleures conditions possibles. Souvent, en effet, ces enfants abandonnent l’école dès que leur force physique permet de participer aux travaux des champs. Débats… Choix…  Décisions… Délicat, difficile de ne pas offrir cette chance à tous… Nous avons bu beaucoup de thé, découvert des paysages sublimes et partager des moments joyeux avec ces familles. Quelques années plus tard, je les ai reconnu ces enfants que j’avais photographiés. Sur les bancs de l’école, cette fois-ci. Ils avaient grandi, bien sûr, pris de l’assurance et, certains même, participaient brillamment à des concours de mathématiques ou de poésies. Mission accomplie pour l’équipe d’ANAK et les parrains. Satisfaction bien concrète. D’autres enfants attendent leur tour, leur chance, là haut, dans la montagne ou dans un village de pêcheurs. »

Corinne et François – parrains de Luh Sri, 18 ans – 2016

« Participer à une tournée de distribution ANAK, côtoyer l’équipe d’encadrement pendant ces 3 jours, découvrir les centres de UBUD, AMED, PAKISAN, SINGARAJA, ainsi que tous ces enfants et adolescents a été pour nous une expérience aussi joyeuse qu’émouvante.

A Amed, nous avons participé pour la première fois à une distribution. La gentillesse des enfants, la reconnaissance et le respect dont ils font preuve envers les équipes d’ANAK nous a surpris autant qu’impressionnés.

Dans leurs jeux de ronde les enfants nous ont tirés par la main pour nous faire entrer dans la danse… quelle rigolade !

A Pakisan, nous avons fait la connaissance de Luh Sri, notre filleule : une personnalité délicate et attachante teintée de toutes les qualités inhérentes à la culture Balinaise. Nous sommes sous le charme, enthousiastes de pouvoir l’aider à suivre ses études. Avec sa mère et sa grand mère, nous partageons les KELAPA MUDA qui nous sont offertes. Leur simplicité et leur naturel nous ont donné le sentiment immédiat de faire partie de leur famille.

Sri nous a ensuite fait visiter Pakisan et ses environs. Une belle promenade qui nous a permis de faire plus ample connaissance et de découvrir une jeune fille volontaire et motivée par ses études.

Nous avons également été conviés à un WAYANG KULIT commandé pour une veillée mortuaire chez le voisin. Une révélation pour nous, loin de ceux destinés aux touristes. Sri nous a permis d’en comprendre le sens, grâce à ses traductions an anglais.

Nous nous sommes quittés le lendemain, émus, après ces trois jours qui nous ont permis d’apprécier l’engagement et le dévouement de l’équipe ANAK pour tous ces enfants. »

Saskia – marraine de Gede, 10 ans – 2016


« Nous avons rencontré Gede et son papa lors de notre voyage sur l’île des Dieux que nous aimons tant. Gede habite dans un petit village au nord de Bali, dans une zone peu touristique.
Nous avons été accueilli par Kadek Buda, le coordinateur sur place. Nous sommes allés chez Gede où nous avons pris le temps de nous installer sur la terrasse de son humble maison, son père nous a offert une boisson et des gâteaux.
Nous leur avons offert quelques présents pour les remercier de leur accueil puis nous sommes partis tous ensemble dans la grande ville voisine de Singaraja pour faire un cadeau à Gede. Nous avons souhaité lui offrir un vélo pour qu’il puisse profiter de jeux d’enfants mais nous tenions à ce qu’il le choisisse lui-même. Une fois le prix fixé, Gede a choisi un vélo jaune pétard qui semblait lui plaire.
Nous sommes tous rentrés au village pour l’essayer. Ne sachant pas réellement comme notre rencontre allait se produire et ne souhaitant pas déranger, nous n’avions pas prévu beaucoup de temps sur place. Nous sommes donc partis rapidement après notre retour, ce que nous regrettons un peu aujourd’hui.
Lors de notre prochain voyage à Bali, nous resterons plus longtemps pour profiter de cette rencontre qui n’a pas de prix. »


Sandrine, Romane et Luna, marraines de Wayan,14 ans – 2017


« Nous avons découvert Anak et rencontré Christine Grosso lors d’un voyage à Bali en février 2015. Nous avons tout de suite eu envie de participer à leur élan en aidant un enfant à pouvoir suivre une scolarité. Nous avons donc décidé de parrainer Wayan, un jeune garçon alors âgé de 12 ans. Il vit près d’Ubud, dans un petit village très pauvre, avec ses parents, son petit frère et son grand-père. Avec mes deux filles, Romane (18 ans) et Luna (7 ans), nous avons eu la joie de faire sa connaissance en février 2017, lors d’un second voyage à Bali. Quelle joie de le découvrir et quelle prise de conscience du décalage entre nos mondes si différents. D’abord timide en nous voyant pour la première fois, Wayan a ressorti avec enthousiasme les photos que nous lui avions envoyées de notre famille au fil des différents courriers. Nous avons partagé un bon moment en parcourant ensemble ces photos qu’il avait gardé si précieusement. Romane et Luna étaient impressionnées et très touchées. Le coordinateur d’Anak était à nos côtés pour servir d’interprète et nous permettre de communiquer. La prochaine fois, nous prévoyons de l’emmener découvrir la forêt des singes, à Ubud, qu’il n’a jamais eu l’occasion d’aller voir. Il rêve de devenir chef cuisinier et se donne du mal à l’école pour y arriver. Le fait d’aller sur le terrain, dans sa famille, donne ton son sens aux actions menées par Anak et à notre engagement. Romane a d’ailleurs décidé de parrainer de son côté un étudiant dès la rentrée de juillet 2017. Bravo et merci aux équipes d’Anak pour leur formidable travail et la capacité à nous réunir tous autour de cet élan solidaire, si précieux pour ces enfants. »