En 2000, le hasard d’une rencontre sur une plage de l’est de Bali, entre Christine Grosso – alors femme d’affaires – et un jeune enfant pêcheur déscolarisé et issu d’un milieu pauvre, a permis une prise de conscience brutale des terribles inégalités et de l’extrême pauvreté qui frappent une grande partie de la population balinaise.

Sur cette île bénie des Dieux, l’éducation n’est pas encore un droit pour tous. Une éducation que l’on imagine, à tort, peu couteuse mais dont les frais inhérents – uniformes obligatoires, fournitures scolaires, droits de scolarisation – sont hors de portée de nombreuses familles dont les revenus se limitent souvent au fruit de la pêche et de travaux précaires et journaliers.

Christine Grosso décide alors de mettre fin à ses activités professionnelles et de se lancer dans une aventure humanitaire pour leur venir en aide.
Aux côtés de Christian Rattoray et avec l’aide d’amis européens et balinais, elle fonde l’association Anak qui voit officiellement le jour en France en 2003 et qui s’organise autour de 4 pôles : 3 antennes européennes – France, Espagne, Suisse – et 1 antenne balinaise.